Sam Fisher est vieux au vu du métier qu'il exerce, puisqu'il approche de la cinquantaine. Depuis de nombreuses années, Fisher est à la pointe de l'espionnage, grâce à son travail acharné, à sa curiosité insatiable et à « une grande franchise qui ne s'embarrasse pas de diplomatie »[5]. Il est conscient de n'être encore en vie en grande partie grâce à son instinct d'arachnide et à une chance pour le moins inouïe.
Mais pour arriver à un tel niveau de discipline, Fisher a dû renoncer à certains aspects de sa vie. Sa famille se résume à sa fille, Sarah Fisher, qu'il connaît à peine mais qu'il aime plus que tout, et Irving Lambert, son supérieur et ami. Le risque permanent de mourir en mission l'a amené à pratiquer un humour grinçant, cynique, presque noir. On en croirait presque un homme dépourvu de tout sentiment, ce qui est en vérité totalement faux, comme on peut le voir en particulier dans Splinter Cell: Double Agent où il doit faire face à sa propre angoisse en quasi-permanence, et où son sens de la justice est mis à rude épreuve.




